La personne condamnée à une peine de prison ferme est-elle forcément emprisonnée ? En cas de condamnation à une peine de prison ferme, le condamné peut éventuellement bénéficier d’un aménagement de peine. S’il en bénéficie, il ne va pas en prison (ou pour une courte durée). Les règles applicables diffèrent en fonction de la durée de la peine de prison prononcée (ou restant à effectuer) : entre 1 et 6 mois, entre 6 mois et 1 an ou plus d'un an. Nous vous présentons les informations à connaître.
Entre 1 et 6 mois
Comment la peine de prison ferme est-elle aménagée lors de l’audience de jugement ?
La peine de prison ferme doit-elle être aménagée par la juridiction pénale ?
En principe, la juridiction pénale a l’obligation d’aménager une peine de prison ferme dans les hypothèses suivantes :
Elle a prononcé une peine de prison ferme d’une durée allant de 1 à 6 mois
Elle a prononcé une peine d’emprisonnement mixte et la partie ferme est inférieure ou égale à 6 mois
Elle a prononcé une peine d’emprisonnement ferme et le condamné n’a plus qu’1 à 6 mois de prison à exécuter en raison de la détention provisoire qu’il a subi avant le jugement.
De manière exceptionnelle, la juridiction peut décider de ne pas aménager la peine de prison ferme en raison de la personnalité et de la situation du condamné. La juridiction doit justifier que l’emprisonnement est la peine la plus adéquate. Sa décision doit être motivée.
Quels aménagements de la peine de prison peuvent être prononcés à l’audience ?
La juridiction de jugement peut prononcer 3 types d’aménagement de peine : la semi-liberté, le placement à l’extérieur et la détention à domicile sous surveillance électronique.
Aménagements de la peine d’emprisonnement ferme
Semi-liberté
Placement à l’extérieur
Détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE)
Conditions d’obtention
Il n’existe pas de condition particulière. Toutefois, la juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné a un emploi qui l’attend, souhaite suivre un stage, une formation professionnelle ou un enseignement ou justifie que sa participation à sa vie de famille est essentielle).
Il n’existe pas de condition particulière. Toutefois, la juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné souhaite exercer une activité qui favorise sa réinsertion sociale ou doit suivre un traitement médical).
La juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné a un domicile stable ou habite chez quelqu’un qui accepte que la DDSE soit mise en place à son domicile).
Par ailleurs, le condamné doit accepter l’installation, sur sa personne, d’un bracelet électronique.
Effets de l’aménagement
Le condamné détenu peut quitter l’établissement pour le temps nécessaire à l’exercice de l’activité pour laquelle la semi-liberté lui a été accordée.
De manière générale, le détenu sort de prison pour la journée et y retourne le soir. Cependant, le Jap peut adapter les horaires selon le type de travail exercé (exemple : travail en restauration).
Le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP).
Si le tribunal l’a décidé, le condamné peut également être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
Si le placement à l’extérieur a lieu sous la surveillance du SPIP, le condamné sort de prison pour effectuer des travaux contrôlés par l’administration pénitentiaire.
Si le placement à l’extérieur a lieu sans la surveillance du SPIP, le condamné est autorisé à sortir de la prison pour exercer un emploi temporaire, suivre un stage ou une formation ou être pris en charge médicalement, sans être accompagné par un agent du SPIP.
Dans tous les cas, le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
Le condamné reste à son domicile ou dans un lieu déterminé par le Jap et porte un bracelet électronique. Il ne peut pas s’absenter de cet endroit en dehors des périodes prévues pour exercer une activité professionnelle, suivre un enseignement ou une formation, rechercher un emploi, participer à sa vie de famille, etc.
Le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
Peut-on demander un aménagement pendant l’exécution de la peine de prison ferme ?
En matière correctionnelle, si une personne est condamnée à une peine de prison ferme inférieure ou égale à 6 mois (ou dont la partie ferme est inférieure à 6 mois en cas de peine mixte), le juge de l’application des peines (Jap) peut convertir cette peine en l’une des sanctions suivantes :Emprisonnement assorti d’un sursis probatoire, avec l’obligation d’accomplir un TIG
Emprisonnement assorti d’un sursis probatoire renforcé.
Tribunal judiciaire
Ministère chargé de la justiceÀ noter
Pour l’aider dans ces démarches, le condamné peut faire appel à un avocat. S’il n’a pas les ressources financières suffisantes pour le régler, il peut éventuellement demander l’aide juridictionnelle.
Le Jap doit se prononcer dans un délai compris entre 20 et 30 jours suivant la demande du condamné.En attendant l’audience, il peut ordonner la suspension de l’exécution de la peine d’emprisonnement. Dans ce cas, le condamné reste libre.À savoir
En principe, le Jap prend sa décision après un débat contradictoire. Toutefois, il peut accorder un aménagement de peine sans qu’un tel débat soit tenu si le Parquet, le condamné (et son avocat) sont d’accord.
Que se passe-t-il si la peine de prison ferme n'est pas aménagée ?
Si la peine d'emprisonnement ferme comprise entre 1 et 6 mois n'a pas été aménagée, la personne condamnée doit l’exécuter.En principe, l’emprisonnement effectif a lieu dans les 15 jours suivant le moment où la décision est devenue définitive.Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dès lors qu'est prononcé :Un maintien en détention, si le condamné était déjà en prison
Un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt.
Comment se déroule la peine de prison ferme ?
Où se déroule la peine de prison ferme ?
Le détenu qui effectue une courte peine est placé dans la maison d’arrêt du lieu où le jugement a été rendu (ou dans celle la plus proche). Au cours de son incarcération, il est possible qu’il change d’établissement pénitentiaire.
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant l’incarcération, le détenu est suivi par le juge de l’application des peines (Jap) et par un agent du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), appelé conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP).
Dès son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exécution des peines d'emprisonnement, contrôle leur application et veille à ce qu’elles évoluent en fonction de la situation du détenu (par exemple, il peut ordonner un aménagement de peine durant l’incarcération).
Le CPIP accompagne le détenu durant toute l’exécution de sa peine et le prépare à sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
Maintien des liens avec l’extérieur
Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
Lutte contre la récidive
Accès à la culture (par exemple, il facilite l’accès à des ateliers artistiques ou au cinéma).
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
L’emprisonnement doit être individualisé. Cela signifie que l’administration pénitentiaire prend en compte la personnalité du détenu, sa situation financière, sociale et médicale.
Par ailleurs, les conditions de détention doivent être réévaluées au fur et à mesure de l'exécution de la peine, après des évaluations régulières de la personnalité et de la situation du détenu.
Durant toute l’incarcération, le détenu bénéficie de différents droits (droit au téléphone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut également demander à suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou à exercer un emploi.
En revanche, le condamné doit respecter les règles de l’établissement pénitentiaire, sous peine de sanctions.
Entre 6 mois et 1 an
Comment la peine de prison ferme est-elle aménagée lors de l’audience de jugement ?
La juridiction de jugement doit-elle aménager la peine de prison ferme ?
En principe, la juridiction pénale qui prononce une peine de prison ferme inférieure ou égale à 1 an doit décider d’un aménagement de peine.
Cependant, il existe des exceptions :
La juridiction pénale peut refuser d’aménager la peine de prison ferme si elle estime que la personnalité et la situation du condamné l’exige. Cette décision doit être motivée.
Pour les délits, le tribunal correctionnel peut décider de placer ou de maintenir la personne en détention en raison des faits qu’elle a commis, de sa personnalité et de sa situation matérielle, familiale et sociale. Dans ce cas, le tribunal peut délivrer un mandat de dépôt, un mandat d’arrêt ou un mandat de dépôt à effet différé. Sa décision doit être motivée.
Quels aménagements de la peine de prison peuvent être prononcés à l’audience ?
La juridiction de jugement peut prononcer 3 types d’aménagement de peine : la semi-liberté, le placement à l’extérieur et la détention à domicile sous surveillance électronique.
Aménagements de la peine d’emprisonnement ferme
Semi-liberté
Placement à l’extérieur
Détention à domicile sous surveillance électronique (DDSE)
Conditions d’obtention
Il n’existe pas de condition particulière. Toutefois, la juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné a un emploi qui l’attend, souhaite suivre un stage, une formation professionnelle ou un enseignement ou justifie que sa participation à sa vie de famille est essentielle).
Il n’existe pas de condition particulière. Toutefois, la juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné souhaite exercer une activité qui favorise sa réinsertion sociale ou doit suivre un traitement médical).
La juridiction vérifie que la personnalité et la situation du condamné sont adéquates avec cet aménagement (exemple : le condamné a un domicile stable ou habite chez quelqu’un qui accepte que la DDSE soit mise en place à son domicile).
Par ailleurs, le condamné doit accepter l’installation, sur sa personne, d’un bracelet électronique.
Effets de l’aménagement
Le condamné détenu peut quitter l’établissement pour le temps nécessaire à l’exercice de l’activité pour laquelle la semi-liberté lui a été accordée.
De manière générale, le détenu sort de prison pour la journée et y retourne le soir. Cependant, le Jap peut adapter les horaires selon le type de travail exercé (exemple : travail en restauration).
Le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP).
Si le tribunal l’a décidé, le condamné peut également être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
Si le placement à l’extérieur a lieu sous la surveillance du SPIP, le condamné sort de prison pour effectuer des travaux contrôlés par l’administration pénitentiaire.
Si le placement à l’extérieur a lieu sans la surveillance du SPIP, le condamné est autorisé à sortir de la prison pour exercer un emploi temporaire, suivre un stage ou une formation ou être pris en charge médicalement, sans être accompagné par un agent du SPIP.
Dans tous les cas, le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
Le condamné reste à son domicile ou dans un lieu déterminé par le Jap et porte un bracelet électronique. Il ne peut pas s’absenter de cet endroit en dehors des périodes prévues pour exercer une activité professionnelle, suivre un enseignement ou une formation, rechercher un emploi, participer à sa vie de famille, etc.
Le condamné doit répondre aux convocations de toute autorité désignée par le Jap (exemple : le SPIP). Il peut aussi être soumis à certaines obligations et interdictions (exemple : prévenir le SPIP de ses changements d'emploi).
La peine de prison peut-elle être aménagée par le juge de l’application des peines ?
Lors de l’audience de jugement, le tribunal correctionnel peut décider de ne pas aménager la peine, car il n’a pas les éléments nécessaires pour prendre une telle mesure.Dans ce cas, le tribunal convoque la personne condamnée devant le juge de l’application des peines (Jap) et devant le service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP).À savoir
Si le condamné n’est pas présent à l’audience, c’est le ministère public qui l’informe de cette convocation devant le Jap et le SPIP.
L’entretien avec le Jap et le SPIP intervient dans un délai de 20 à 30 jours suivant la remise de la convocation.À l’issue de ces entretiens, le Jap fixe normalement l’une des mesures suivantes :À savoir
Si le Jap a mis en place un aménagement de peine, il peut décider de le retirer au cours de son exécution. Le retrait peut avoir lieu si le condamné ne respecte pas les obligations et interdictions qui lui sont imposées ou s’il commet une nouvelle infraction ou s’il refuse que les conditions d’exécution de cet aménagement soient modifiées. Si le Jap retire le bénéfice de l’aménagement, la personne est incarcérée.
Que se passe-t-il si la peine de prison ferme n’est pas aménagée ?
Si aucune juridiction n’a décidé d’aménager la peine d’emprisonnement ferme, le condamné est incarcéré.En principe, l’incarcération a lieu dans les 15 jours suivant le moment où la décision est devenue définitive.Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dès lors qu'est prononcé :Un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt
Ou un mandat de dépôt à effet différé.
À savoir
L'incarcération débute uniquement lorsque la condamnation est devenue exécutoire, sauf lorsque le mandat de dépôt à effet différé est assorti de l'exécution provisoire.
Comment se déroule la peine de prison ferme ?
Où se déroule la peine de prison ferme ?
Le détenu qui effectue une courte peine est placé dans la maison d’arrêt du lieu où le jugement a été rendu (ou dans celle la plus proche). Au cours de son incarcération, il est possible qu’il change d’établissement pénitentiaire.
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant l’incarcération, le détenu est suivi par le juge de l’application des peines (Jap) et par un agent du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP), appelé conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP).
Dès son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exécution des peines d'emprisonnement, contrôle leur application et veille à ce qu’elles évoluent en fonction de la situation du détenu (par exemple, il peut ordonner un aménagement de peine durant l’incarcération).
Le CPIP accompagne le détenu durant toute l’exécution de sa peine et le prépare à sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
Maintien des liens avec l’extérieur
Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
Lutte contre la récidive
Accès à la culture (par exemple, il facilite l’accès à des ateliers artistiques ou au cinéma).
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
L’emprisonnement doit être individualisé. Cela signifie que l’administration pénitentiaire prend en compte la personnalité du détenu, sa situation financière, sociale et médicale.
Par ailleurs, les conditions de détention doivent être réévaluées au fur et à mesure de l'exécution de la peine, après des évaluations régulières de la personnalité et de la situation du détenu.
Durant toute l’incarcération, le détenu bénéficie de différents droits (droit au téléphone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut également demander à suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou à exercer un emploi.
En revanche, le condamné doit respecter les règles de l’établissement pénitentiaire, sous peine de sanctions.
Plus d'1 an
À quel moment débute la peine de prison ferme ?
En principe, l’emprisonnement effectif a lieu dans les 15 jours suivant le moment où la décision est devenue définitive.Toutefois, cette sanction peut s'appliquer avant que la décision soit devenue définitive dès lors qu'est prononcé :Un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt
À savoir
L'incarcération débute uniquement lorsque la condamnation est devenue exécutoire, sauf lorsque le mandat de dépôt à effet différé est assorti de l'exécution provisoire.
Comment se déroule la peine de prison ferme ?
Où se déroule la peine de prison ferme ?
Le condamné qui effectue une courte peine est placé dans une maison d’arrêt.
Lorsqu’il est condamné à une peine de plus de 2 ans de prison, le condamné peut être placé dans un centre de détention s’il présente des garanties de réinsertion sociale. Dans les autres cas (et notamment lorsqu’il est lourdement condamné), il est incarcéré en maison centrale.
Qui suit le condamné pendant la peine de prison ferme ?
Durant l’incarcération, le détenu est suivi par le juge de l’application des peines (Jap) et par un agent du service pénitentiaire d’insertion et de probation (SPIP, appelé conseiller pénitentiaire d’insertion et de probation (CPIP).
Dès son arrivée en prison, le détenu est convoqué par le Jap et rencontre les membres du SPIP.
Le Jap fixe les principales conditions d'exécution des peines d'emprisonnement, contrôle leur application et veille à ce qu’elles évoluent en fonction de la situation du détenu (par exemple, il peut ordonner un aménagement de peine durant l’incarcération).
Le CPIP accompagne le détenu durant toute l’exécution de sa peine et le prépare à sa sortie de prison. Il intervient dans les domaines suivants :
Maintien des liens avec l’extérieur
Aide dans les démarches administratives (par exemple, trouver un avocat)
Présentation des demandes d'aménagement de peine au juge de l'application des peines
Préparation à la sortie de prison (par exemple, rechercher un logement ou un travail)
Lutte contre la récidive
Accès à la culture (par exemple, il facilite l’accès à des ateliers artistiques ou au cinéma).
Quelles sont les conditions de vie en prison ?
L’emprisonnement doit être individualisé. Cela signifie que l’administration pénitentiaire prend en compte la personnalité du détenu, sa situation financière, sociale et médicale.
Par ailleurs, les conditions de détention doivent être réévaluées au fur et à mesure de l'exécution de la peine, après des évaluations régulières de la personnalité et de la situation du détenu.
Durant toute l’incarcération, le détenu bénéficie de différents droits (droit au téléphone, droit de recevoir des visites, etc.). Il peut également demander à suivre un enseignement, une formation professionnelle et/ou à exercer un emploi.
En revanche, le condamné doit respecter les règles de l’établissement pénitentiaire, sous peine de sanctions.
À quel moment la peine de prison ferme peut-elle être aménagée ?
À chaque fois que cela semble possible, la personne en détention doit bénéficier d’un retour progressif à la liberté.Le moment auquel le détenu peut bénéficier d’un aménagement dépend de la durée de la peine de prison prononcée contre lui :À savoir
En cas de libération sous contrainte, le condamné est soumis à une semi-liberté, à un placement à l’extérieur ou à une détention à domicile sous surveillance électronique. Il doit également respecter certaines obligations (exemple : répondre aux convocations du service pénitentiaire d'insertion et de probation).
Lorsque la partie de la peine restant à effectuer est inférieure à 2 ans (et que le condamné ne bénéficie pas d’une libération sous contrainte ou d’une libération conditionnelle), le Jap doit envisager l’un des aménagements suivants :Semi-liberté
Placement à l’extérieur
Détention à domicile sous surveillance électronique.
La situation n’est pas la même suivant que la peine de prison ferme a été assortie (ou non) d’une période de sûreté :
À savoir
La personne condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité peut obtenir une libération conditionnelle lorsqu'elle a effectué 18 ans de prison pour les délinquants primaires et 22 ans de prison pour les délinquants récidivistes.
Par ailleurs, lorsque la partie de la peine restant à effectuer est inférieure à 2 ans (et que le condamné ne bénéficie pas d’une libération conditionnelle), le juge de l’application des peines (Jap) doit envisager l’un des aménagements suivants :À savoir
Pour certains crimes très graves (exemple : terrorisme), la cour d’assises peut spécialement décider que l’individu condamné à la réclusion criminelle à perpétuité ne pourra jamais demander d’aménagement de peine ou de libération conditionnelle.
À savoir
La période de sûreté peut être réduite ou annulée par le tribunal de l'application des peines si le condamné manifeste de sérieuses garanties de réinsertion.